Alain Deneault : Le totalitarisme pervers

Un court essai dans lequel le philosophe met en lumière les processus par lesquels les entreprises multinationales soumettent le pouvoir politique aux lois du marché, façonnent les lois et les procédures à leur avantage grâce au lobbying. Il s’appuie sur le cas de Total, synthétisant l’analyse dans «De quoi Total est-elle la somme ?»

 

 

 

 

 


Archive pour avril, 2018

Alain Deneault : En politique comme dans les entreprises, “les médiocres ont pris le pouvoir”

 

Qu’entendez-vous par « médiocratie » ?

Sous le règne de la médiocratie, la moyenne devient une norme, le compromis domine : idées et hommes deviennent interchangeables. Il faut résister à la révolution anesthésiante, alerte le philosophe Alain Deneault.

C’est d’une « révolution anesthésiante » qu’il s’agit. Celle qui nous invite à nous situer toujours au centre, à penser mou, à mettre nos convictions dans notre poche de manière à devenir des êtres interchangeables, faciles à ranger dans des cases. Surtout ne rien déranger, surtout ne rien inventer qui pourrait remettre en cause l’ordre économique et social.

« Il n’y a eu aucune prise de la Bastille, rien de comparable à l’incendie du Reichstag, et l’Aurore n’a encore tiré aucun coup de feu, écrit le philosophe Alain Deneault qui enseigne la pensée critique en science politique à l’Université de Montréal. Pourtant, l’assaut a bel et bien été lancé et couronné de succès : les médiocres ont pris le pouvoir. »

Explications
En français, il n’existe pas d’autre mot que celui de « médiocrité » pour désigner ce qui est « moyen ». « Supériorité » renvoie à ce qui est supérieur, « infériorité » à ce qui est inférieur, mais « moyenneté » ne se dit pas. Il y a pourtant une distinction sémantique entre la moyenne et la médiocrité, car la moyenne relève le plus souvent d’une abstraction : revenu moyen, compétence moyenne, c’est-à-dire une place au milieu d’une échelle de valeurs. La médiocrité, en revanche, est la moyenne en acte.La médiocratie désigne ainsi un régime où la moyenne devient une norme impérieuse qu’il s’agit d’incarner. C’est l’ordre médiocre érigé en modèle. Il ne s’agit donc pas pour moi de stigmatiser qui que ce soit, mais plutôt de comprendre la nature de cette injonction à être médiocre qui pèse aujourd’hui sur des gens qui ne sont pas forcément enclins à l’être.

Quelle est cette injonction ? D’où vient-elle ?

La médiocratie vient d’abord de la division et de l’industrialisation du travail qui ont transformé les métiers en emplois. Marx l’a décrit dès 1849. En réduisant le travail à une force puis à un coût, le capitalisme l’a dévitalisé, le taylorisme en a poussé la standardisation jusqu’à ses dernières logiques. Les métiers se sont ainsi progressivement perdus, le travail est devenu une prestation moyenne désincarnée.

Aux yeux d’un grand nombre de salariés, qui passent de manière indifférente d’un travail à un autre, celui-ci se réduit à un moyen de subsistance. Prestation moyenne, résultat moyen, l’objectif est de rendre les gens interchangeables au sein de grands ensembles de production qui échappent à la conscience d’à peu près tout le monde, à l’exception de ceux qui en sont les architectes et les bénéficiaires.

A l’origine de la médiocratie, vous insistez également sur la montée en puissance de la « gouvernance »…

C’est le versant politique de la genèse de la médiocratie. D’apparence inoffensive, le terme de gouvernance a été introduit par Margaret Thatcher et ses collaborateurs dans les années 80. Sous couvert de saine gestion des institutions publiques, il s’agissait d’appliquer à l’Etat les méthodes de gestion des entreprises privées supposées plus efficaces.

La gouvernance, qui depuis a fait florès, est une forme de gestion néolibérale de l’Etat caractérisée par la déréglementation et la privatisation des services publics et l’adaptation des institutions aux besoins des entreprises. De la politique, nous sommes ainsi passés à la gouvernance que l’on tend à confondre avec la démocratie alors qu’elle en est l’opposé.

Dans un régime de gouvernance, l’action politique est réduite à la gestion, à ce que les manuels de management appellent le « problem solving » : la recherche d’une solution immédiate à un problème immédiat, ce qui exclut toute réflexion de long terme, fondée sur des principes, toute vision politique du monde publiquement débattue. Dans le régime de la gouvernance, nous sommes invités à devenir des petits partenaires obéissants, incarnant à l’identique une vision moyenne du monde, dans une perspective unique, celle du libéralisme.

Etre médiocre, ce n’est donc pas être incompétent ?

Non. Le système encourage l’ascension des acteurs moyennement compétents au détriment des super compétents ou des parfaits incompétents. Ces derniers parce qu’ils ne font pas l’affaire et les premiers parce qu’ils risquent de remettre en cause le système et ses conventions. Le médiocre doit avoir une connaissance utile qui n’enseigne toutefois pas à remettre en cause ses fondements idéologiques. L’esprit critique est ainsi redouté car il s’exerce à tout moment envers toute chose, il est ouvert au doute, toujours soumis à sa propre exigence. Le médiocre doit « jouer le jeu ».

Que voulez-vous dire ?

« Jouer le jeu » est une expression pauvre qui contient deux fois le même mot relié par un article, c’est dire son caractère tautologique. C’est une expression souriante, d’apparence banale et même ludique. Jouer le jeu veut pourtant dire accepter des pratiques officieuses qui servent des intérêts à courte vue, se soumettre à des règles en détournant les yeux du non-dit, de l’impensé qui les sous-tendent. Jouer le jeu, c’est accepter de ne pas citer tel nom dans tel rapport, faire abstraction de ceci, ne pas mentionner cela, permettre à l’arbitraire de prendre le dessus. Au bout du compte, jouer le jeu consiste, à force de tricher, à générer des institutions corrompues.

La corruption arrive ainsi à son terme lorsque les acteurs ne savent même plus qu’ils sont corrompus. Quand des sociétés pharmaceutiques s’assurent que l’on guérisse à grands frais des cancers de la prostate pourtant voués à ne se développer de manière alarmante que le jour où ceux qui en sont atteints auront 130 ans. Quand l’université forme des étudiants pour en faire non pas des esprits autonomes mais des experts prêts à être instrumentalisés.

Le recteur de l’Université de Montréal l’a affirmé sur le ton de l’évidence à l’automne 2011 : « Les cerveaux doivent correspondre aux besoins des entreprises. » Des entreprises qui justement siègent au conseil d’administration de l’université, même si celle-ci demeure largement financée par l’Etat. Le recteur de notre principale université francophone rejoignait ainsi, presque mot pour mot, les propos de Patrick Le Lay, alors PDG de TF1, affirmant en 2004 que sa chaîne vendait « du temps de cerveau disponible » à Coca-Cola.

Jouer le jeu, c’est aussi, où que l’on soit, adopter le langage de l’entreprise privée…

Dans l’ordre de la gouvernance, le service public disparaît et sa terminologie avec. Le patient d’un hôpital, l’usager du train ou du métro, le spectateur d’une salle de concert, l’abonné d’un musée, tous deviennent des « clients ». A la radio d’Etat, au Québec, un journaliste culturel m’a récemment demandé si j’étais « consommateur de théâtre ». Et la bibliothèque nationale, quand je suis en retard pour rendre les livres que j’ai empruntés, m’envoie un courriel qui commence par « Cher client ». Ces mots ne sont pas anodins. Ils sont révélateurs. Ils en disent long sur la révolution anesthésiante que nous vivons aujourd’hui.

Vous placez l’expert au centre de la médiocratie. Pourquoi ?

L’expert est souvent médiocre, au sens où je l’ai défini. Il n’est pas incompétent, mais il formate sa pensée en fonction des intérêts de ceux qui l’emploient. Il fournit les données pratiques ou théoriques dont ont besoin ceux qui le rétribuent pour se légitimer. Pour le pouvoir, il est l’être moyen par lequel imposer son ordre.

L’expert s’enferme ainsi dans les paramètres souhaités par telle entreprise, telle industrie, tel intérêt privé. Il ne citera pas Coca-Cola dans une étude sur l’obésité parce que la marque a financé l’étude. Il affirmera que les variations climatiques ne sont pas liées à l’activité industrielle parce que Exxon Mobil subventionne ses recherches. Il nous faudrait un nouveau Molière pour faire subir aux experts le sort que l’auteur du Malade imaginaire a réservé aux médecins de son temps.

La médiocratie ne pousse-t-elle pas aussi à l’affadissement du discours politique ?

Sans surprise, c’est le milieu, le centre, le moyen qui dominent la pensée politique. Les différences entre les discours des uns et des autres sont minimes, les symboles plus que les fondements divergent, dans une apparence de discorde. Les « mesures équilibrées », « juste milieu », ou « compromis » sont érigées en notions fétiches. C’est l’ordre politique de l’extrême centre dont la position correspond moins à un point sur l’axe gauche-droite qu’à la disparition de cet axe au profit d’une seule approche et d’une seule logique.

Dans ce contexte médiocre, règne la combine. Les gouvernants se font élire sur une ligne politique et en appliquent une autre une fois élus, les électeurs profitent des municipales pour protester contre la politique nationale, votent Front national pour exprimer leur colère, les médias favorisent ces dérapages en ne s’intéressant qu’aux stratégies des acteurs. Aucune vision d’avenir, tout le jeu politique est à courte vue, dans le bricolage permanent.

Comment résister à la médiocratie ?

Résister d’abord au buffet auquel on vous invite, aux petites tentations par lesquelles vous allez entrer dans le jeu. Dire non. Non, je n’occuperai pas cette fonction, non, je n’accepterai pas cette promotion, je renonce à cet avantage ou à cette reconnaissance, parce qu’elle est empoisonnée. Résister, en ce sens, est une ascèse, ce n’est pas facile.

Revenir à la culture et aux références intellectuelles est également une nécessité. Si on se remet à lire, à penser, à affirmer la valeur de concepts aujourd’hui balayés comme s’ils étaient insignifiants, si on réinjecte du sens là où il n’y en a plus, quitte à être marginal, on avance politiquement. Ce n’est pas un hasard si le langage lui même est aujourd’hui attaqué. Rétablissons-le.

 

 

 

Et si on se redisait « vous » ?

J’aimerais vous rerencontrer sur un groupe où les femmes aimeraient que les hommes soient des hommes,

Où leur complémentarité prendrait sa place comme nous avions trouvé la notre sur mon tribunal « vert de rire ».

J’aimerais vous revoir au Campanile où vous auriez, pour moi, le souci d’un menu végatarien.

J’aimerais vous revoir au Moulin sans que pensiez à ce mot si laid « baiser »,

Et où vous seriez enclin à me baiser la bouche de manière gourmande.

J’aimerais revoir vos si beaux yeux noirs emplis de tendresse, vos mains sensuelles, vos gestes déliés et doux.

J’aimerais vous claquer une petite fesse dodue pour le plaisir de voir votre surprise joyeuse.

J’aimerais aussi être de nouveau cette oussama-ben-cathy qui riait tant à votre contact épistolaire.

J’aimerais que vous soyez en vie, ayant récupéré et que dans votre coeur et votre esprit,

« Catalina » fasse vibrer quelque chose.

J’aimerais mettre une robe fleurie et que vous me donniez une fois encore rendez-vous.

 

 

 

 

L’attention …détournée : la preuve !

Désolée c’est en angliche, langue que je déteste….

Cliquer sur « paramètres » puis recherche automatique en français, pour une fois, c’est potable.

;O)

En tout cas, j’ai été trompée, mon  attention l’a été et je suis tombée de ma chaise, de fait !

;O)

 

 

Les premiers à devoir être traduits devant un Occidentberg ( allusion à Nuremberg)

Seront les journalistes-système

Ces petites frappes collaborationnistes au service du meurtre de masse perpétré par un Occident tyrannique, menteur, répugnant.

 

 

 

Les choses simples

L’amitié, ma fidélité en amitié qui me permet d’avoir trois chambres à disposition.

Mon scooter de 110 cc, un petit Yamaha Delight qui m’apporte l’ivresse du vent, alors même que je ne dépasse jamais ou presque le 70 kilomètres heure !!

Mon affection retrouvée pour mon cadet.

Le plaisir de travailler et de voir chaque jour, tellement ma vie au Donbass est peu chère, des mois de loyer s’accumuler.

Mon dégoût qui s’affermit devant les temples du consumérisme et qui m’affermit dans mon choix de vivre ailleurs qu’en France-américanisée.

Mon changementd’attitude en société où j’observe, comme je le faisais petite, les zumains, sans plus essayer de les éveiller.

La nature dont je me « goinfre » littéralement.

Le souvenir de toi que j’ai sans aucun doute très idéalisé, malgré tout, je pense à toi, encore, chaque jour, Prince qui s’évanouit au fil du temps et de qui j’ai accepté la mort physique.

Une sorte de paix que j’ai très peu connue,

Qui me fait du bien.

Le courant collectif ici est complètement barjeot !

L’idée de rejoindre mon havre d’immeubles entouré d’arbres à Donetsk dans quelques mois fait que je me suffit de tout.

 

 

 

Pierre Le Corf s’exprime à propos du bombardement international sur la Syrie (LIVE 14-04-2018)

 

 

 

Frissons

 

 

 

 

 

Soulagement

C’est avec un énorme « ouf » que j’ai écouté M.V.Poutine expliquer la possession par la Russie d’un arsenal de dissuasion.

Depuis, j’assiste à la grosse frustration des cow-boys qui l’ont dans le troufignon !

;o)

Je me marre, c’est vrai.

Ils sont neutralisés pour un momnet et même s’ils hurlent comme des cons,

Je vois qu’ils en sont au premier stade de la grosse colère de sales gosses assassins frustrés.

Franchement, que peut faire l’OTAN débile contre la Russie et ses alliés dont la Chine ?

Rien du tout !

Après leurs plans sur la comète réduits à néant et leur certitude de détruire la Syrie,

Les voilà impuissants.

Treminés les tordages de bras, terminé le terrorisme américain.

Après la phase de frustration viendront les négociations.

Les USA sont ruinés et ne devraient s’en prendre qu’à eux-mêmes !

Leur planche à billet cache-sexe de leur « mode de vie de gros porcs » les a coulés,

Forcément, les manies de tricher tout azimuts se retournent contre eux et c’est bien tant mieux !

Ce pays fondé sur les pères menteurs s’écroule,

Il était temps.

Reste à savoir si ces grands malades vont s’adapter et ça, bon, c’est pas sûr.

Ils ont un cerveau en moins que toutes les autres nations,

Et ça,

C’est sûr,

Parce qu’ils ont une calculette et un pistolet à la place d’un organe de réflexion.

 

 

 

 

Vol au-dessus d’un nid de cocus

Il est connu que le « cocu » est toujours la dernière personne à le savoir.

Je vis en France et force m’est de constater que les Français sont dans le même cas.

Oh bien sûr j’ai croisé des gens qui ont voté maqueron et qui sont déçus mais il est clair qu’ils ne se rendent pas compte à quel point cet olibrius les a trompés.

Pire, ils paraissent totalement inconscients dufait que cet « être » est un nuisible narcissique.

Tout comme sarko bien avant qu’il ne soit élu, j’avais senti que maqueron était un grand danger pour notre pays.

Quand j’en parlais, les gens me regardaient les yeux ronds…

Il est vrai que je suis perspicace et l’avenir a corroboré mes intuitions.

Nous sommes dans un momnet très dangereux et mes contemporains ont l’air de n’en rien savoir ni pressentir.

Normalement, la guerre devrait être le sujet majeur,

Ben nan !

Toujours les mêmes conneries mais je suis vaccinée.

Quand j’entends les gens me dire qu’ils sont très bien informés parce qu’ils regardent béaifm et Bou(r)din,

Là,

Je pense que le cocu est finalement bien content d’être aveugle et sourd.

:(

 

 

 

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