COUP DE COEUR : Александр Болотов. (Alexandre Bolotov) et sa palette nous fait découvrir Donetsk :

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Archives pour la catégorie Donbass

Donbass, la vie ordinaire : Autour de nous, les Ukrainiens se préparent avec leurs amis américains, canadiens à nous attaquer

L’armée ukrainienne ne parvient pas à faire venir des soldats, sur 140 nouveaux jeunes appelés seulement 4 sont venus, les autres fuient eu UE ou en Russie. Les Ukrainiens normaux ne veulent pas tuer leurs frères. Il n’en va pas de même des bataillons nazis toujours prêts à la barbarie la plus immonde ainsi que des mercenaires qui ont fuit la Syrie ou d’autres contrées où les dollars ne pleuvaient plus et pour ce qui est de la Syrie, bien sûr, ils se sauvent massivement dans une autre région de conflit où il y a du fric à faire en tuant, quand ils ne rejoignent pas l’Union européenne,  aidés par les gouvernements.

En ce moment, ils se massent près de la zone grise avec leurs drapeaux de l’ue, américain et ukrainien et toutes les armes lourdes interdites par les accords de Minsk. L’OSCE ne voit rien, elle a fort à faire dans le Donbass Palace Hôtel…

Des gens sont tués chaque jour, des maisons détruites, des écoles aussi car les nazis aiment terrifier les enfants. D’ailleurs, comme à l’accoutumée, sur leurs obus ils écrivent « pour les enfants du Donbass ». Ces assoiffés de barbarie ciblent les infrastructures indispensables à la vie, l’eau, l’electricité et récemment, ils ont privés les gens de Donetsk d’un réseau de téléphonie, ils ont annoncé qu’ils vont essayer de priver le Donbass de communications afin de mieux assassiner les gens, à vrai dire, ils n’ont pas besoin de ça : les médias ont décidé une omerta terrifiante sur ce qu’il se passe ici.

Ces médias complices des plus grandes horreurs dans le monde entier, pas seulement ici, ces médias qui ont pris partie partout pour les plus affreux tueurs en série, les mercenaires.

Malgré cela, le Donbass se reconstruit. Des usines ouvrent, et pas seulement pour le matériel, usine pour construire de nouveaux bus ; il y a aussi des projets novateurs comme la plantation de tomates en permaculture et l’élevage de poulets. Ici, la nourriture est bonne, beaucoup moins trafiquée qu’en union européenne et il n’y a pas besoin d’acheter un poulet fermier pour que la chair tienne aux os, le porc aussi est très goûtu quand aux fruits et légumes, c’est un régal que d’en voir de toutes les tailles et couverts de cette belle terre noire propre au pays. Ah ben on n’a pas d’ananas quand ce n’est pas la saison, pas de Kiwis, pas d’acvocats mais on n’en meurt pas, c’est dingue, non ? ;O)

Les gens vivent normalement comme si la guerre ne couvrait pas leur horizon de son parfum de sang.

Bien sûr, les morts ne sont pas oubliés mais les gens ici ne se complaisent pas dans les lamentations, ils regardent  et se dressent courageusement debout devant leur avenir.

Ils connaissent le prix de la lutte et sa récompense : le droit de vivre libre et de choisir leur destin.

Et puis surtout, ils ont ce réflexe : laisser derrière eux ce qui est mauvais et ne pas nourrir de rancune.

Ils n’oublieront jamais ce que l’Ukraine leur a fait mais ils se refusent à se nourrir de ressentiment.

J’admire cette force et cette propension à vivre  chaque jour sans un poids du passé qui les empêcheraient d’aimer pleinement ce qui leur est offert, la vie, sacrée ; le sourire des enfants ; le soleil qui se lève ; les chants, les danses ; l’amour de leurs proches.

Leur choix comme ils me le disent de laisser derrière eux les choses moches pour bien voir les belles choses.

 

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Donbass la vie ordinaire et extraordinaire : je veux vivre

Au coeur de l’Europe, des enfants s’entraînent pour être en sécurité en cas de bombardement….Ailleurs en Europe, même les adultes n’ont pas la moindre idée des premiers gestes à faire en cas de telles attaques.
La guerre du Donbass continue, les médias occidentaux n’en parlent presque pas…Chaque nuit, des enfants s’endorment terrifiés sous les bombardement de l’Ukraine jamais montrée du doigt par les soi disantes démocraties occidentales…

 

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Donbass la vie ordinaire et extraordinaire : à la gloire de nos amis à quatre pattes !

À la gloire des héros à quatre pattes qui par amour et fidélité accompagnent les soldats, les démineurs sur les lieux de conflits guerriers.
Tout comme l’Occident oublie les petits enfants et ne leur fait pas de monument, il oublie aussi ces compagons à quatre pattes et ne leur dédie aucun monument. À l’heure où on essaie de faire passer les Russes pour des gens déshumanisés, les preuves du contraire sont nombreuses : des plaques commémoratives, des chants pour louer les innocents, les enfants et les héros à quatre pattes compagnons de toutes les infortunes. Combien de vies sauvées par ces boules de poils à la fidélité légendaire !

 

 

 

Donbass la vie ordinaire et extraordinaire : invincibilité de l’âme russe.

C’est l’hiver rude de la steppe du Donbass et pourtant…Un groupe d’ados joue au foot ! Pas de tenue de frime, en toute simplicité avec leurs vêtements de chaque jour, ils tappent une partie de football. Le vent souffle, il est glacial, d’ailleurs, je ne suis pas aussi téméraire car en 10 minutes de photographie, j’ai les mains gélées ! En les observant, je prends toute la mesure de la force extraordinaire de ce peuple si courageux ! Cette force de vie sur laquellle nous devrions prendre exemple !

Эта зима в степи Донбасса выдалась суровой, но вот… группа подростков играет в футбол ! Это вовсе не показуха: каждый день, одевшись весьма скромно, они гоняют в футбол. Дует ледяной ветер, кстати, я не настолько рискованная, чтобы пробыть под ним больше десяти минут ради фото; мои руки коченеют ! Глядя на мальчишек, я проникаюсь силой и смелостью этого народа ! Той жизненной силой, которой так нам не хватает !

Traduction vers le russe par M.M Goubkine.

 

 

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Une demande contre l’oubli

Ce qui m’a sans doute le plus marqué dans le temps passé au Donbass est une rencontre avec une vieille dame. J’étais perdue en ville, essayant d’aller au parc  de l’Arena. Je tournais depuis un moment dans un quartier, et empruntant pour la troisième fois la même rue, je vois venir vers moi une vieille dame. Un fichu sur la tête, un châle sur les épaules, elle s’approche de moi et commence à me parler, je ne comprends pas grand chose mais je parviens à lui expliquer que je suis française et ce que je cherche et elle m’indique une direction puis, elle pose sa main sur mon bras et je comprends qu’elle me demande ce que je fais là, elle me dit  » journaliste ? »,  je secoue la tête en signe de négation et essaie de lui expliquer que je suis venue pour les enfants. J’emploie le mot « humanitaire » qu’elle à l’air d’avoir compris, elle me prend alors dans ses bras et me serre fort puis se met à pleurer, puis, elle essaie de m’expliquer quelque chose et y met toute son ardeur, elle me dit qu’elle n’a pas peur de mourir, elle me dit qu’elle a peur que « les gens du monde oublient le Donbass » et je vois dans ses yeux combien cette idée lui paraît terrible, bien plus terrible que de mourir. Elle a la sagesse du fil du temps qui passe et sait que l’oubli est bien pire que la mort. En voyant que j’ai compris et que les larmes me sont montées aux yeux, elle me serre une nouvelle fois contre son coeur et m’embrasse tendrement puis, elle fait plusieurs signes de croix me serre la main et s’éloigne, je vois qu’elle pleure encore, elle se retourne alors et à travers ses larmes me fait un large sourire et un signe de la main. Jamais, je ne l’oublierais. Plus tard je repense à cette vielle dame extraordinaire pour qui la peur n’est rien mais qui souffre de tout son âme à l’idée que son pays soit oublié de tous. Chance pour moi d’avoir croisé cette âme qui s’élève bien au-dessus de nos conditions de mortels, chance de cette étreinte universelle qui nous fait tous si proches, humains.

 

 

Donbass, la vie ordinaire et extraordinaire : Menu traditionnel ukraine-russe pour le Noël orthodoxe

Hier, pour le repas du Noël orthodoxe, j’ai eu le privilège d’être invitée par ma professeur de russe pour partager un repas de Noël typiquement ukrainien-russe. Ici, Noël se fête le 7 janvier selon le calendrier Julien.
Pour accompagner la Kacha ukrainienne qui est faite avec du lard et de l’orge mondé on sert un alcool qui est de l’eau de vie poivrée.
Menu : Kacha d’orge mondé
Kacha de millet au potiron
Koutia (des grains de blé, de pavots, des noix et fruits secs et du miel)
Sarrasin aux champignons
Porc sauté aux oignons
Oeufs aux boudins
Cornichons et salade
Gâteau aux pommes express « L’hôte sur le seuil »
L’eau de vie poivrée
Jus de prunes
et Champagne !
Un véritable délice, je suis très heureuse d’avoir cette chance d’être invitée au partage culturel culinaire de ce petit pays que j’aime tant ! Merci Anna !

La kacha ou kasha (russe : каша) est une bouillie à base de sarrasin mondé, de mais, de riz, de blé, d’avoine, d’orge ou de millet cuits à l’eau, au lait ou au gras. Elle est surtout consommée en Europe centrale, en Russie et en Ukraine.

 

 

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COMPRENDRE LA GUERRE FRATRICIDE EN UKRAINE : Acclamer un coup d’État « démocratique » en Ukraine

Après le coup d’État de 2014 qui a renversé le président ukrainien élu Ianoukovitch, les principaux médias américains ont salué ce geste anticonstitutionnel comme une victoire pour la  » démocratie  » tout en ignorant le côté sombre, les néonazis chouchoutés par le gouvernement américain depuis la guerre froide, comme l’ a écrit Robert Parry quatre jours après le putsch.

Par Robert Parry (publié initialement le 26 février 2014)

Il y a toujours eu une certaine mesure d’hypocrisie, mais le Washington officiel faisait au moins semblant de défendre la  » démocratie « , plutôt que de prendre un tel plaisir évident à déstabiliser les gouvernements élus, à encourager les émeutes, à renverser les systèmes constitutionnels et à faire l’éloge des putschs violents.

Mais les événements en Ukraine et au Venezuela en 2014 laissent entendre que l’idée de respecter les résultats des élections et de travailler dans le cadre de systèmes politiques légaux, quoique imparfaits, n’est plus en vogue, à moins que la « partie américaine » ne gagne, bien sûr. Si le « côté américain » perd, c’est l’heure de la doctrine du choc. Et, bien sûr, la diabolisation habituelle du chef « ennemi ».
Le symbole de l’évangéliste néonazi sur une bannière en Ukraine.

Le président ukrainien évincé Viktor Yanukovych n’était certainement pas un politicien immaculé, bien qu’il semble qu’il y en ait peu ou pas du tout en Ukraine, un pays essentiellement contrôlé par une collection d’oligarques milliardaires qui se plaignent du pouvoir et changent d’allégeance parmi les politiciens corrompus.

Mais Ianoukovitch a été élu dans ce qui a été considéré comme une élection raisonnablement équitable en 2010. En effet, certains observateurs internationaux ont qualifié les élections d’étape importante vers la mise en place d’un processus politique ordonné en Ukraine.

Mais Ianoukovitch a cherché à maintenir des relations cordiales avec la Russie voisine, ce qui a apparemment orienté les néoconservateurs américains dans la mauvaise direction. Les néoconservateurs officiels de Washington, toujours aussi influents, ont été furieux contre le président russe Vladimir Poutine parce qu’il a coopéré avec le président américain Barack Obama pour éviter les guerres américaines contre l’Iran et la Syrie.

Dans les deux cas, les néoconservateurs pensaient qu’ils avaient mené Obama à des affrontements qui auraient pu faire avancer leur stratégie à long terme de « changement de régime » au Moyen-Orient, un processus qui a commencé en 2003 avec l’invasion américaine de l’Irak, mais qui s’est enlisé avec cette guerre désastreuse.

Cependant, en 2013, les perspectives d’une augmentation des interventions militaires américaines dans deux autres pays cibles, l’Iran et la Syrie, s’annonçaient prometteuses, Israël se joignant à l’Arabie saoudite pour déclencher des crises régionales qui ne donneraient d’autre choix à Obama que de lancer des frappes aériennes américaines, contre les installations nucléaires iraniennes et contre les cibles du gouvernement syrien.

Interférence de Poutine

Cette stratégie allait bon train jusqu’ à ce que Poutine contribue à amener l’Iran à la table des négociations sur les garanties que son programme nucléaire ne déboucherait pas sur une arme nucléaire. Poutine a également négocié un accord pour éviter les frappes aériennes américaines menaçantes contre la Syrie au sujet de preuves contestées concernant la personne qui a lancé une attaque chimique contre des civils à l’extérieur de Damas. Poutine a obtenu que le gouvernement syrien accepte d’éliminer son arsenal d’armes chimiques.

Ainsi, Poutine s’est retrouvé au centre de l’œil nu des néoconservateurs et, étant donné certaines ses propres erreurs comme défendre l’intolérance de la Russie envers les homosexuels et dépenser excessivement pour les Jeux olympiques de Sochi, il est devenu le dernier « méchant désigné », a été dénoncé et ridiculisé à travers les pages d’opinion du Washington Post et d’autres grands organes d’information dominés par les néoconservateurs.

Même NBC, de son lieu de prédilection en tant que réseau des Jeux Olympiques, n’ a pas eu d’autre choix que de dénoncer Poutine dans un commentaire extraordinaire livré par l’ancre Bob Costas. Une fois que la balle diabolisante est lancée, tout le monde doit participer ou risquer de se faire écraser.

Tout cela a ouvert la voie à l’Ukraine. La question qui se posait était de savoir si M. Ianoukovitch devait accepter une relation plus étroite avec l’Union européenne, qui exigeait des « réformes » économiques substantielles, y compris un plan d’austérité dicté par le Fonds monétaire international. M. Ianoukovitch s’est opposé aux dures conditions et s’est tourné vers la Russie voisine de l’Ukraine, qui offrait un prêt de 15 milliards de dollars et maintenait l’économie ukrainienne à flot grâce au gaz naturel escompté.

Les gens raisonnables peuvent être en désaccord sur le point de savoir si l’UE a été trop dure de conduire un marché ou si l’Ukraine devrait entreprendre de telles douloureuses « réformes » économiques ou comment Ianoukovitch aurait dû équilibrer les intérêts de son pays divisé, avec l’Est dominé par les Russes ethniques et l’Ouest penchant vers l’Europe.

Mais les manifestants de l’Ukraine occidentale, y compris les nationalistes d’extrême droite, ont cherché à transformer ce différend politique en un moyen de renverser le gouvernement élu. Les efforts de la police pour réprimer les troubles sont devenus violents, la police n’étant pas la seule responsable. La police a été confrontée à des soldats néonazis armés qui ont attaqué avec des bombes incendiaires et d’autres armes.

Bien que les médias d’information américains aient montré des scènes de ces mêlées violentes, la presse américaine a presque universellement blâmé Yanukovych et a pris un plaisir presque gai lorsque son gouvernement élu s’est effondré et a été remplacé par des milices d’extrême-droite qui « gardaient » les bâtiments du gouvernement.

Alors que Ianoukovitch et bon nombre de ses partisans fuyaient pour sauver leur vie, les partis d’opposition ont pris le contrôle du Parlement et ont commencé à adopter de nouvelles lois draconiennes, souvent à l’unanimité, alors que des voyous néonazis patrouillaient sur les lieux. Étonnamment, les médias d’information américains ont traité tout cela comme un soulèvement populaire, un soulèvement populaire contre un tyran, et non pas comme un cas de coup d’État opéré en collusion avec des extrémistes violents.

Dans le monde à l’envers qui est devenu la presse américaine, le président démocratiquement élu était un dictateur et les coup d’État qui ont renversé le dirigeant populairement élu étaient des militants « pro-démocratie ».

Une histoire curieuse

Il y a aussi une curieuse histoire derrière les attitudes américaines envers l’Ukraine divisée sur le plan ethnique. Pendant la présidence de Ronald Reagan, alors qu’il faisait monter les tensions de la guerre froide avec l’Union soviétique, un de ses services de propagande, Radio Liberty, commença à diffuser des commentaires en Ukraine à partir d’exilés de droite.

Certains des commentaires louaient les nationalistes ukrainiens qui s’étaient rangés du côté des nazis pendant la Seconde Guerre mondiale alors que les SS menaient leur  » solution finale  » contre les Juifs européens. Les émissions de propagande ont provoqué l’indignation des organisations juives, telles que le B’nai B’rith, et des individus y compris des universitaires conservateurs Richard Pipes.

Selon une note de service interne datée du 4 mai 1984 et rédigée par James Critchlow, agent de recherche au Board of International Broadcasting, qui gérait Radio Liberty et Radio Free Europe, une émission de RL en particulier était considérée comme « défendant les Ukrainiens qui combattaient dans les rangs des SS ».

Critchlow a écrit: »Une émission ukrainienne de RL du 12 février 1984 contient des références à la division de la Seconde Guerre mondiale dirigée par les SS » Galicia « nazis et dirigée par l’Ukrainien, qui a pu nuire à la réputation de RL auprès des auditeurs soviétiques. Les mémoires d’un diplomate allemand sont citéés d’une manière qui semble constituer l’approbation par RL des louanges pour les volontaires ukrainiens de la division SS, qui pendant son existence a combattu côte à côte avec les Allemands contre l’Armée rouge. »

Le professeur Pipes de Harvard, qui était un conseiller de l’administration Reagan, également inveighed contre les émissions de RL, écrivant le 3 décembre 1984 « les services russes et ukrainiens de RL ont transmis cette année ouvertement matériel antisémite à l’Union soviétique qui peut causer un mal irréparable.

Bien que l’administration Reagan a publiquement défendu RL contre certaines des critiques publiques, en privé, certains hauts fonctionnaires ont été d’accord avec les critiques, selon des documents dans les archives de la Reagan Presidential Library à Simi Valley, en Californie. Par exemple, dans une note de service du 4 janvier 1985, Walter Raymond Jr., haut fonctionnaire du Conseil de sécurité nationale, a déclaré à son patron, le conseiller en sécurité nationale Robert McFarlane, que « je croirais qu’une bonne partie de ce que Dick[Pipes] dit est juste.

Ce différend, vieux de trois décennies, au sujet d’émissions radiophoniques parrainées par les États-Unis souligne la réalité politique troublante de l’Ukraine, qui chevauche une ligne de démarcation entre les personnes ayant des liens culturels orientés vers l’Occident et celles qui ont un patrimoine culturel plus proche de la Russie. Bien que la capitale Kiev soit située dans une région dominée par les Ukrainiens occidentaux, les Ukrainiens alliés à la Russie représentent la majeure partie de la population, ce qui explique la victoire électorale de Ianoukovitch.

Aimer un Putsch

Aujourd’hui, les milices de droite, qui représentent ces ressentiments historiques à l’égard des Russes et leur hostilité à l’égard des Juifs, ont pris le contrôle de nombreux bâtiments gouvernementaux à Kiev. Face à cette intimidation, les décisions souvent unanimes des législateurs restants seraient normalement considérées avec un scepticisme extrême, y compris leurs demandes de capture et d’exécution probable de Ianoukovitch.

Mais la presse américaine ne peut pas se passer de sa diabolisation de Poutine et de Ianoukovitch. Le néocon Washington Post a été presque euphorique à propos du coup d’État, comme l’indique un éditorial du 24 février:

L’Ukraine a ébranlé son président corrompu et la perspective immédiate d’une domination de la Russie, mais au risque d’un nouveau conflit. La décision de Viktor Ianoukovitch de fuir Kiev ce week-end a provoqué la désintégration de son administration et incité le Parlement à le remplacer et à organiser des élections pour le mois de mai.

Les démarches étaient démocratiques, les membres du parti de M. Ianoukovitch se sont joints aux votes parlementaires, mais elles ont eu pour effet d’annuler un accord entre l’ancien gouvernement et l’opposition négocié par l’Union européenne et tacitement soutenu par la Russie. Kiev est maintenant contrôlée par des partis pro-occidentaux qui disent qu’ils vont mettre en œuvre l’accord d’association avec l’Union européenne que M. Ianoukovitch a refusé il y a trois mois, déclenchant la crise politique.

Il reste deux grandes menaces à ce résultat positif. La première est que les finances de l’Ukraine vont s’effondrer en l’absence d’un plan de sauvetage de la Russie ou de l’Occident. L’autre est que le pays se divisera selon des lignes géographiques, les russophones de l’est du pays, peut-être soutenus par Moscou, rejetteront le nouvel ordre politique. »

Le Post a ajouté : « Ce qui n’est pas clair, c’est si M. Poutine accepterait une Ukraine qui n’est pas sous le coup du Kremlin. Les premières indications ne sont pas bonnes : bien que M. Poutine ait gardé le silence sur l’Ukraine depuis vendredi, la rhétorique émanant de son gouvernement a été belliqueuse. Une déclaration du ministère des Affaires étrangères lundi a allégué qu’ »un coup d’état a été mis en place pour utiliser des méthodes dictatoriales et parfois terroristes pour réprimer les dissidents dans diverses régions ».

Ainsi, les rédacteurs du Washington Post considèrent que le renversement violent d’un président démocratiquement élu est  » démocratique  » et se réconfortent dans les actions  » démocratiques  » d’une législature, malgré le curieux manque de votes négatifs et le fait que ce scrutin s’est déroulé sous l’œil vigilant des troupes néonazies qui patrouillent les bureaux du gouvernement. Et, selon le Post, le gouvernement russe n’est pas enclin à accepter « des méthodes dictatoriales et parfois terroristes ».

La page éditoriale du New York Times n’était qu’un peu moins festive, proclamant : « Le vénérable président de l’Ukraine est en fuite et le carnage a cessé, mais il est beaucoup trop tôt pour célébrer ou prétendre que l’Occident a » gagné « ou que la Russie a » perdu « . Une leçon incontestable des événements de Kiev, capitale de l’Ukraine, est que le pays profondément divisé devra faire face à des problèmes dangereux qui pourraient se répercuter au-delà de ses frontières. »

Il y a eu, bien sûr, une longue et glorieuse histoire des États-Unis. Ce gouvernement soutenant le renversement des gouvernements élus: Mossadegh en Iran en 1953, Arbenz au Guatemala en 1954, Allende au Chili en 1973, Aristide en Haïti à deux reprises, Chavez au Venezuela brièvement en 2002, Zelaya au Honduras en 2009, Morsi en Egypte en 2013, etc. Après Ianoukovitch, la prochaine cible de ces coups d’État  » démocratiques  » embrassés par les États-Unis semble être Nicolas Maduro du Venezuela.

Dans ces cas, il est typique que les principaux médias d’information américains s’obsèdent sur les failles perçues des dirigeants évincés. Par exemple, le New York Times a fait une grande partie d’un palais présidentiel inachevé en Ukraine, l’appelant « la folie d’un leader fugitif ». L’idée semble être de cimenter dans l’esprit des Américains impressionnables qu’il est acceptable que le gouvernement américain soutienne le renversement des présidents démocratiquement élus s’ils ont des défauts.

Les résultats pour les populations de ces pays qui sont « sauvées » de leurs dirigeants imparfaits, cependant, ont souvent tendance à être assez laids. Habituellement, ils subissent de longues périodes de répression brutale de la part des dictateurs, mais cela se produit généralement en dehors du cadre de l’intérêt des médias américains. Ces pays malheureux s’évanouissent de la vue presque aussi vite qu’ils ont été propulsés sur la scène, à côté de la diabolisation de leurs dirigeants élus.

Dans les années 1980, le journaliste d’investigation Robert Parry a publié de nombreux articles sur Iran-Contra pour The Associated Press et Newsweek. Vous pouvez acheter son dernier livre, Stolen Narrative d’Amérique,

https://consortiumnews.com/2016/01/28/cheering-a-demo..

 

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J’ai traduit un article de Consortium news très édifiant sur les racines nazies en Ukraine

Exclusif : Quelques Américains  comprennent la manipulation de l’histoire derrière le mouvement Nazi, qui a acquis un pouvoir important,

aujourd’hui, les états-UNIS ont soutenu le régime ukrainien. La propagande occidentale a fait de ces extrémistes de droite les “bons gars” par

rapport à la Russie “ des méchants”, comme Jonathan Marshall explique.

Par Jonathan Marshall

Le dernier numéro de la revue Foreign policy, l’une des principales revues dans son domaine, offre une à deux pages de reportage photo sur

“ce qui à voir, à faire et à acheter” à Lviv, une ville pittoresque dans l’Ouest de l’Ukraine. “ Au milieu de la tourmente qui a secoué l’Ukraine au

cours des deux dernières années, l’article jaillit, “Lviv a résisté fermement comme un bastion de la culture nationale, la langue et l’identité.”

C’est une façon de le dire. Une autre, moins contrefaite serait de noter que Lviv est depuis près d’un siècle,  le terreau de l’extrême

nationalisme ukrainien, le vrai mouvement terroriste d’enragés anti-sémites, et carrément des organisations politiques pro-Nazies  qui

continuent à polluer la vie politique du pays.

John McCain apparaissant avec le représentant ukrainien de l’aile droite du parti Svoboda, à rassemblement pour le coup  d’état à Kiev.

Sur les belles rues pavées, admirer aujourd’hui par les touristes, coulait le sang de près de 4 000 Juifs qui ont été massacrés par les habitants

en 1941, pendant l’occupation allemande. Ils ont été poussés par l’Organisation radicale des Nationalistes ukrainiens (OUN), dont le

fondateur et chef en temps de guerre est aujourd’hui un héros national pour de nombreux de ses compatriotes.

Le 28 avril 2011, le 68e anniversaire de la constitution de la division ukrainienne de la Waffen-SS,  des centaines de personnes ont défilé dans Lviv,

avec le soutien de membres du conseil municipal, scandant des slogans comme “Une race, une nation, une Patrie !”

Deux mois plus tard, les habitants ont célébré le 70e anniversaire de l’invasion allemande “comme une fête populaire, où les parents avec des

petits enfants ont assisté à la levée des drapeaux et à une reconstitution  en uniformes SS”, selon la note des suédois-historien Américain Par

Anders Rudling.

Plus tard dans l’année, des députés d’extrême-droite d’une ville dans le district de Lvov “ont  renommé une rue de l’ère Soviétique

appelée  « la rue de la Paix » avec un nom de la Nachtigall [le Rossignol] Bataillon, un nationaliste ukrainien de la formation impliqué dans le

meurtre de masse des Juifs en 1941, en affirmant que « la Paix » est un vestige de stéréotype soviétique.”

Ces vérités qui dérangent, sont rarement diffusées dans les médias Occidentaux, mais elles sont importantes pour au moins deux raisons. Elles

aident à expliquer la récente violence anti-démocratique et les bouleversements qui ont fait de l’Ukraine le champ de bataille d’une nouvelle et

dangereuse guerre froide entre l’OTAN et la Russie. Et elles devraient inciter les Américains à réfléchir sur leur propre pays, leur contribution

récente à l’extrémisme politique en Ukraine, qui remonte au début de l’après-seconde Guerre Mondiale, lorsque la CIA a financé des anciens

collaborateurs Nazis pour aider à déstabiliser l’Union Soviétique.

Le groupe révolutionnaire, ultra-nationaliste OUN a été fondé en 1929 pour se débarrasser de domination polonaise et établir l’Ukraine

comme un état indépendant. Il a brûlé la propriété des polonais, des propriétaires fonciers, pillé les biens du gouvernement et

assassiné des dizaines d’intellectuels et de fonctionnaires, y compris le ministre polonais de l’intérieur, en 1934.

Particulièrement radicale, cette faction, connue comme l’OUN-B, la scission, en 1940, était sous la direction de Stepan Bandera, qui a étudié à Lviv.

Elle bénéficiait d’un soutien au cours de la seconde Guerre Mondiale à partir d’une Gestapo-pris en charge par la police secrète officielle, et

Mykola Lebed. Lebed, avait été condamné avec Bandera par les autorités polonaises pour le meurtre de leur ministre de l’intérieur, et serait

devenu tristement célèbre pour son implication dans les temps de guerre, la torture et le meurtre des Juifs.

l’OUN-B de Bandera a collaboré étroitement avec le service allemand de renseignement étranger, l’Abwehr, pour former un allemand-led

de la Légion ukrainienne. Le 30 juin 1941, quelques jours après l’invasion par Hitler de l’URSS, l’OUN-B a déclaré un état ukrainien indépendant

avec Lviv-est comme capitale. Lebed a servi comme ministre de la police de la collaboration du gouvernement.

Dans les jours qui ont suivi, l’OUN-B du Bataillon Nachtigall et des civils sympathisants ont abattu  plusieurs milliers de Juifs et de polonais

intellectuels avant de se déplacer pour rejoindre les forces allemandes sur le Front de l’est. 3 000  Juifs de Lviv ont été assassinés par un

escadron de la mort SS en dehors de la ville. Les publications de l’OUN ont appelé ça  “jours exaltants”.

Bien que l’OUN, dans une lettre à Adolf Hitler, a accueilli officiellement la “consolidation du nouveau ordre ethnique dans l’est de

l’Europe” et la “destruction de l’influence des séditieux Judéo-Bolcheviques” le dirigeant Nazi a rejeté leurs ambitions nationalistes et finalement

interdit l’OUN.

Les Allemands ont emprisonné Bandera. Son organisation est entrée dans la clandestinité, formant l’Armée Insurgée (UPA). Les  unités de

L’UPA se sont affrontées avec les Nazis, à l’occasion, ont combattu l’Armée Rouge, beaucoup plus souvent, et se sont engagées dans un

“nettoyage ethnique” de milliers de Polonais et de Juifs. (Plus rarement, l’OUN a enregistré les Juifs locaux comme membres).

Ils ont aussi tué des dizaines de milliers de compatriotes Ukrainiens pour dicter des politiques d’avenir de la région. De nombreux membres de

l’OUN ont aussi directement rejoint la police et  la milice des groupes financés par la Waffen-SS. Bandera lui-même a été libéré par les

Allemands en 1944 et a fourni des armes pour résister à l’avancée de l’Armée Rouge.

Après la guerre, l’OUN a continué de perdre la bataille pour l’indépendance. Les forces soviétiques ont tué, arrêté ou déporté plusieurs

centaines de milliers de membres, des parents ou des partisans de l’UPA et de l’OUN. Bandera a été assassiné par le KGB à Munich en 1959.

Mais la droite nationalisme a connu un regain de popularité après que l’Ukraine a gagné son indépendance en 1990-91, et a été alimentée par

emigrés dans l’Ouest qui sont restés fidèles à l’OUN-B et à la mémoire de Bandera.

La ville de Lviv, en particulier, a permis le renouveau du culte de Bandera. En 2006, elle a transféré son tombeau dans une zone spéciale de la

ville du cimetière dédiée aux victimes de l’Ukraine pour les luttes de libération nationale. Elle a érigé une statue qui lui est dédiée et créé un

prix en son honneur.

Enfin, en 2010, le président ukrainien, Viktor Iouchtchenko (qui a pris le pouvoir grâce aux Etats-UNIS, qui ont soutenu la Révolution

Orange), a fait de Bandera un Héros de l’Ukraine pour la “défense pour un état ukrainien indépendant.” Le Centre Simon Wiesenthal et

d’autres groupes anti-fascistes ont condamné cette décision , qui a été annulée un an plus tard par un tribunal ukrainien.

L’un des legs de Bandera a été la création du parti  ultra-nationaliste social à Lviv en 1991.

“En tant que symbole de parti, il a choisi un symbole de la Wolfsangel, le Loup crochet, qui a été utilisé par plusieurs divisions SS et,

après la guerre, par des organisations néo-Nazies” notes de Rudling. “Il a organisé une garde  paramilitaire et recruté des skinheads et les

hooligans du football dans ses rangs.”

En 2004, il a changé le nom en Svoboda et a distribué ses symboles SS . Néanmoins, Svoboda nouveau dirigeant a été félicité ainsi que  l’OUN et

l’UPA pour avoir résisté contre “les Juifs et les autres, qui voulaient s’emparer de notre état ukrainien.” Il a été décoré par des vétérans de la

division ukrainienne Waffen-SS  et pour avoir  défendu la cause du chef du camp de la mort ukrainien,  d’Ivan Demjanjuk. Son conseiller idéologique a organisé un groupe de réflexion appelé “Joseph Goebbels Politique Centre de Recherche” en 2005.

Svoboda est devenu le plus grand parti à Lviv en 2010 et aujourd’hui jouit d’une forte influence au niveau national. Il a également étendu son

influence en s’alliant avec d’autres groupes d’extrême droite et des partis fascistes en Europe.

Le plus important pour la compréhension de nos jours est-Ouest de la crise, Svoboda a fourni de nombreuses troupes de choc qui ont transformé les

manifestations de la place de  Maidan à Kiev,  en une confrontation violente avec les forces du gouvernement et ont finalement précipité la tentative

de putsch contre le Président Viktor Ianoukovitch, au début de 2014. Les dirigeants de Svoboda  ont des postes importants dans l’après-

gouvernement de Ianoukovitch , y compris comme chef de la sécurité nationale.

Les militants Svoboda de Lviv, ont joué un rôle important dans la violente tentative de putsch. Dans une histoire de Consortiumnews.com le

journaliste Robert Parry a cité le profil dans le New York Times d’un manifestant ukrainien nommé Yuri Marchouk, un chef de file de

Svoboda de Lviv, qui a été blessé à la Place Maidan. Parry a continué :

“Sans fournir . . . le contexte, le Temps ne fait mention que des militants de Lviv qui ont  pillé un dépôt d’armes du gouvernement et organisé

l’expédition de 600 militants pour faire la bataille à Kiev. Marchouk a également décrit comment ces militants bien organisés en brigades

paramilitaires de 100 combattants  chaque, ont lancé la fatidique attaque contre la police en Févr. 20, la bataille où Marchouk a été blessé

et où le nombre de décès a été énorme : des dizaines de manifestants et une dizaine de policiers.

“Marchouk a dit plus tard qu’il a rendu visite à ses camarades dans les territoires occupés de l’hôtel de Ville. Ce qu’il ne mentionne pas, c’est

que l’hôtel de Ville a été décoré avec des bannières nazies et même un drapeau nazi comme hommage à la suprématie de la race blanche.”

La cause de Svoboda a été défendue durant les manifestations de Maidan par le Républicain John McCain de l’Arizona, qui a incité la foule,

debout sous les bannières de la célébration de Stepan Bandera. la présence de McCain n’était pas un accident. Depuis la seconde Guerre

Mondiale, le Parti Républicain a été étroitement lié à l’organisation pro-nazie de l’exil des dirigeants d’Europe de l’est. Beaucoup d’entre

eux ont été recrutés et payés par la CIA, et ont bénéfécié secrètement d’exceptions légales pour  émigrer vers les États-unis en dépit de leurs

crimes de guerre.

Par exemple, le  collaborateur de l’OUN-B de la Gestapo et meurtrier de masse Mykola Lebed a fait son chemin incognito vers les États-unis

après la seconde Guerre Mondiale. La CIA, qui a apprécié son aide dans l’organisation de mouvements de résistance contre l’URSS, et a exercé

son droit de veto sur la lutte contre le nazisme et les lois sur l’immigration pour légaliser son séjour.

La CIA a fourni une aide similaire au général Pavlo Shandrouk, décrit par l’historien Christopher Simpson comme « le chef du gouvernement ukrainien de collaboration en exil, gouvernement créé par le ministre nazi Rosenberg en 1944 ». Malgré son passé pro-nazi, il a reçu de larges allocations de la CIA pour aider à organiser des réseaux de renseignement contre l’Union soviétique après la guerre.

La CIA et le Pentagone ont également affecté des millions de dollars d’armes et d’autres aides militaires à la guérilla ukrainienne anti-soviétique à la fin des années 1940, en dépit de leur bilan d’atrocités contre les Juifs et d’autres civils.

Comme le conclut Simpson en 1988 dans son livre Blowback, « Rétrospectivement, il est clair que l’option de la guérilla ukrainienne est devenue le prototype de centaines d’opérations de la CIA dans le monde qui ont tenté d’exploiter le mécontentement indigène pour offrir des gains politiques aux États-Unis.
Au lieu de rallier
le nouveau mouvement « démocratique », tout indique que beaucoup de gens ordinaires en Ukraine, ont donné un crédit croissant au message du gouvernement soviétique, qui disait que les États-Unis, eux aussi, étaient réellement nazis et capables d’utiliser n’importe quelle sorte de tromperie et de violence pour atteindre leurs objectifs. »

Simpson observe également que l’aide de la CIA aux dirigeants ukrainiens pro-nazis et autres dirigeants ethniques d’Europe de l’Est, a créé de puissants lobbies politiques aux États-Unis qui soutenaient des politiques « libérationnistes » radicales envers l’Union Soviétique et ses « nations captives ». L’exemple d’un tel groupe politique fut le Bloc des Nations anti-bolchevique néo-nazi, à dominance ukrainienne, qui a bénéficié du soutien du Sénateur Joseph McCarthy, parmi beaucoup d’autres politiciens américains.

« Avant la fin des années 1950, » écrit Simpson, « les activités des organisations extrémistes européennes d’émigrés se combinaient avec l’anticommunisme indigène américain pour produire des effets négatifs graves sur la politique étrangère et intérieure des États-Unis sous les gouvernements républicains et démocratiques.
Les opérations clandestines des États-Unis employant des nazis n’ont jamais produit les résultats désirés lorsqu’ils ont été initiés, mais elles ont contribué à l’influence de certaines des tendances les plus réactionnaires de la vie politique américaine. En collaborant avec des lobbies privés comme le Conseil de sécurité américain pro-armement, les dirigeants des nations captives ont agi comme des fauteurs de troubles influents, capables d’entraver d’importantes initiatives de paix Est-Ouest menées par les administrations républicaines et démocrates. Ils continuent, en fait, à jouer ce rôle aujourd’hui. »

Simpson a publié cette observation forte avant la dernière crise en Ukraine, précipitée dans une large mesure par des extrémistes de droite inspirés par l’OUN, qui a plongé l’OTAN et la Russie dans une série de confrontations militaires et économiques qui ressemblent à la guerre froide d’antan. Mais même aujourd’hui, l’impulsion politique américaine pour soutenir l’agitation anti-russe en Ukraine reflète les politiques de l’époque de la Guerre froide qui ont forgé une alliance laide entre les États-Unis et les assassins de masse nazis.

Vous ne verrez pas cela dans le New York Times, ou dans une promotion doucereuse pour Lviv dans le magazine Foreign Policy. Mais cela est clairement écrit dans l’histoire que les Américains feraient bien d’étudier.

Nazi Roots of Ukraine’s Conflict – Consortiumnews

 

 

 

Quand du fer surgit la fée

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