La pirouette rwandaise

Autrefois divisée par un génocide, la nation rwandaise s’efforce de guérir ses plaies et d’apprendre à vivre en paix. La nouvelle génération saura-t-elle en tirer des leçons ? En quête d’une réponse, l’équipe de RT Doc se déplace en Afrique.

En 1994, environ un million de personnes ont été tuées au Rwanda en seulement 100 jours. Deux décennies plus tard, une école de ballet classique pour jeunes filles dans la ville de Kigali symbolise à quel point le pays s’est remis du traumatisme infligé par le conflit interéthnique. Les enfants des tribus Hutu et Tutsi étaient autrefois séparés dans leur salle de classe au Rwanda. On leur enseignait qu’ils étaient différents, même au niveau de l’apparence. Les différences tribales étaient également souvent soulignées par les parents à la maison. Cela a radicalement changé depuis le génocide. Les initiatives gouvernementales dans les écoles et les communautés enseignent maintenant : «Personne n’est Hutu ou Tutsi, tout le monde est Rwandais et c’est tout», dit une jeune ballerine. Les voix fraîches et les attitudes des jeunes ballerines dans ce film témoignent de la réussite du Rwanda à assumer son passé de violence et à préparer sa nouvelle génération à un avenir pacifique. Comme le dit une autre jeune ballerine : «Nous ne pouvons pas laisser cela se reproduire… nous ne pouvons pas retourner là où nous étions ; nous devons continuer à grandir en nous appuyant sur ce qui s’est passé».

https://francais.rt.com/documentaires/45442-pirouette-rwandaise

 

 


Archives pour la catégorie résistez au racisme sous toutes ces formes

un beau cadeau pour moi, mon texte a été apprécié par le Saker !!!

http://lesakerfrancophone.fr/humble-message-a-mes-freres-humains

 

;O)

 

 

 

Je commence à admirer le peuple américain

En effet,

Imaginez que vous naissiez dans un pays où dès la naissance on vous ment sur tout.

Ils sont balaises, je trouve, en partie, d’avoir été à contre courant, il faut le faire.

Regardez ces Français qui eux ne sont pas nés dans le mensonge mais qui l’acceptent sans jamais le mettre en doute.

Bravo, je tire mon chapeau à ce peuple que j’ai parfois jugé sévèrement parce que hyper conditionné mais je le précise, je n’ai jamais confondu le peuple avec les connards qui se font élire à coup de millions.

 

 

 

Je n’irai jamais en Afrique

Question de respect et de pudeur,

Les blancs leur ont fait trop de mal et je suis née blanche même si mon âme est arc-en-ciel.

 

 

 

LES MOTS QUI MANQUENT par Christine Delphy

On attendait depuis longtemps un rapport officiel qui reconnaisse les discriminations raciales. Mais l’Etat, soi-disant pressé de s’en défaire, les a combattues en s’en défaisant littéralement : en les niant. Et, entre autres manœuvres, en interdisant les « statistiques ethniques » qui risquaient de « créer » des races. Des « races » dans notre pays, qu’à Dieu ne plaise! C’est bon pour les Américains! Et comme ça, sans statistiques, eh bien on ne pouvait pas savoir ce qui se passe « en vrai », en particulier dans le domaine de la discrimination qui, appréhendée par des « cas singuliers », pouvait toujours être contestée par l’évocation d’autres « cas singuliers ». Pourtant, depuis les années 1990, des tentatives ont été faites (par Martine Aubry  par exemple) d’établir des observatoires (à la suite de multiples injonctions faites à tous les pays d’Europe de lutter contre la discrimination raciale); mais ceux-ci ont tous été démantelés dans les six mois suivant leur création. Les recherches des sociologues et démographes–comme celles de l’équipe de Patrick Simon de l’INED, « Trajectoires et origines »– sur un échantillon conséquent,  montrent clairement la discrimination à l’oeuvre à l’égard des Africains du Nord et du Sud dans l’éducation nationale (seuls 50% des enfants d’Algériens réussissent le bac, soit deux fois moins que la population générale de l’échantillon). Mais les media, qui auraient du se réjouir, ont ignoré ce travail de plusieurs années. Les mêmes media se moquent de la parole de François Héran, directeur de l’INED, selon qui les immigrants d’immigrés d’Afrique du Nord et leurs descendants composent aujourd’hui 40% de la population française.

Mais que leur importe, à ces media?

Quand on lit les articles et les commentaires sur les sujet brûlants du burkini, du « voile », ou du porc à l’école, un mot manque quasiment partout : DISCRIMINATION. On entend parler de tout sauf de ça. Les lecteurs de ces media ont lu le Coran, et basta, ça leur suffit. Ils décrètent qu’il existe toute une population (40% d’entre nous) qui, shootée à l’islam– et le Coran, c’est l’islam– ne pense qu’à égorger les infidèles, c’est-à-dire les lecteurs, et n’a donc pas sa place en France, ni en Corse. Sauf si elle se convertit rapidement à la laïcité, qui pour la majorité des lecteurs, est synonyme d’athéisme. Ils ont lu le Coran, mais n’ont pas eu le temps de lire la loi de 1905. Et là, je parle des lecteurs moyens, pas des journalistes comme Zemmour, ou des politiques comme Valls ou « Les républicains ».

Et quand ils ont fini, ces lecteurs, de dégoiser sur le Coran comme le bon médecin du Malade imaginaire–« le Coran, le Coran vous dis-je! »– ils s’embarquent dans de grands développements qui restent des abstractions tout au long de leur discours : la Révolution (celle de 1789), la République, la Nation, indivisible etc.

Et depuis les attentats de 2015, c’est pire. Surtout évidemment dans les media de droite (mais il y en a peu d’autres).On dirait que l’islam vient de débarquer en France seulement en 2015, et uniquement sous la forme de tueurs. C’est pourquoi il est urgent de se débarrasser de l’islam, de tout islam; et d’abord de mettre le peu qui en restera acceptable après que le surveillant l’ait corrigé, sous la coupe de celui-ci. Le surveillant, c’est M. Chevènement, qui a voyagé au Caire il y a quarante ans et donc sait de quoi il parle. A peine arrivé, en bon maître d’internat, il demande aux Musulmans de la « discrétion » (et de ranger leur chambre). C’est vrai qu’ils ne sont pas discrets. Enfin, pas assez. Il faudrait qu’outre manger du porc et accepter des boulots largement en dessous de leurs qualifications, ils changent de tête. Car, comme l’a dit une femme, sans doute « française de souche »–laquelle souche (gauloise, wisigothe, vandale, polonaise, espagnole, autre?… algérienne ???) n’est pas précisée–: « J’ai discuté avec une femme, dit-elle, ça ne se voyait pas du tout qu’elle était musulmane, sauf sa tête ».

 Eh oui, il y a des têtes de musulmans, et curieusement, ce sont les mêmes que les têtes d’Arabes. Comme l’écrivait déjà Saïd Bouamama[i] en 2004, le vieux racisme anti-arabe a opéré un virage pour se donner une nouvelle figure ; il s’est maquillé en critique de la religion musulmane.

Jamais un article sur les Boudhistes, ou sur les Témoins de Jéhovah, ou sur les Mormons polygames , ni sur les Chrétiens. Ceux-ci ont un statut d’exception : pas de déclarations horrifiées pour défendre la laïcité quand les catholiques ont fait une manif (pardon, une procession) monstre dans la rue lors de la visite du pape au printemps 2016, mais des unes glorifiant sans vergogne la reconquête de l’Occident par Not’ François.

En revanche, 45 ans de « critiques » et de « questions » fort légitimes d’aspect, mais qui tapent toujours, semaine après semaine sur le même âne : L’Islam .Est-il compatible avec la République/la démocratie/la France ? ». La question est rhétorique, il va de soi que la réponse est « Non ». Une offensive médiatique de longue durée[ii], et qui n’est pas finie, loin de là, qui ne fait que s’aggraver. On entend dire : « la parole raciste s’est libérée ». Comme si elle s’était libérée toute seule, sans l’aide des hebdos, des émissions qui donnent  tous les jours la parole aux prêcheurs de haine, sans l’aide des politiques. Comment s’étonner que les gens ordinaires deviennent méfiants quand tous les jours on leur fait peur ? Et qu’en plus, ils n’ont jamais aimé les « bougnoules », « ratons », « melons », « bicots », « crouilles »,etc., là ce ne sont pas les mots qui manquent.

Depuis les attentats de 2015, on se demande : « Pourquoi de jeunes Français en sont venus à tuer d’autres jeunes Français ? ». Et on nous donne des réponses toutes faites. On nous dit : « ils sont fous ». On nous dit: « ils se sont radicalisés ». Mais de quoi sont-ils devenus des « radicaux » ? On ne part pas de rien pour devenir extrémiste (par exemple, Sarkosy, avant de devenir carrément fou, il était déjà de droite). Se radicaliser, c’est aller plus loin. Personne n’aborde la question de ce noyau, de cette graine qui a poussé. Parfois, au détour d’une phrase, on entend ou on lit : «c’est pour exprimer leur rébellion/colère ». Mais rébellion, colère contre quoi ?

Discrimination, voilà le premier mot qui manque. Mais ce n’est pas le seul. Car être discriminé, c’est être rejeté (d’où que ce soit) pour de mauvaises raisons, de surcroît– en théorie–illégales. Alors, si certes on regrette profondément le résultat de la discrimination, ce n’est pas la première émotion qu’on ressent. Pour ce qu’on ressent d’abord, un autre mot est nécessaire, qui, lui, est totalement absent des articles comme des commentaires : HUMILIATION.

On m’a jugé.e indigne. A cause de ma race, de mon sexe, de mes « origines », quand on m’avait promis que je serais estimé.e pour ce dont je suis responsable ; pas de mon sexe, de ma couleur de peau, de mes parents. C’est ça, qui est « moi », sans être de moi, qu’on a jugé.e indigne.

Et l’humiliation, elle, demeure. On ne peut pas faire qu’elle n’ait pas existé. Elle survit en vous, à peine atténuée par le temps qui passe. Si on lit rarement « discrimination », on ne lit jamais la blessure qu’elle provoque au milieu de la personne. Et dont elle ne peut pas parler.

Et en parler à qui ? S’en plaindre à qui ? Pour risquer une autre humiliation ?

« J’ai subi des injures raciales alors que j’étais en poste. Je m’en suis plainte à la direction qui s’est moquée de moi en me disant que je manquais d’humour ».

Des effets de la discrimination, le rapport Toubon parle, de la perte de confiance en soi, pour commencer ; mais pas de ce qui vient avant, du premier effet, celui qui cause la perte de confiance en soi : avoir été rabaissé.e, jugé.e indigne. Avoir été humilié.e.

Et puis du fait que les humiliations sont bien plus nombreuses que les discriminations. Il suffit de lire ce qu’en disent les femmes qu’on prétend voilées parce qu’elles portent un foulard, qui sont agressées verbalement, quand elles ne reçoivent pas des crachats, dans la rue, dans les transports publics.[iii]

Il n’est pas nécessaire de discriminer (et ce n’est pas à la portée de toute le monde) pour humilier— ça c’est à la portée de tout le monde.

Et pourtant, si on faisait un peu plus attention aux personnes qu’on (vous, moi, le patron, le mari, l’institutrice, le douanier, l’Etat) a humiliées, on comprendrait un peu mieux pourquoi on vit sur un volcan, un volcan que nous avons édifié.

[i] Saïd Bouamama, L’affaire du foulard islamique: la construction d’un racisme respectable, 2004.

[ii]Thomas Deltombe, L’islam imaginaire: La construction médiatique de l’islamophobie en France, 2005.

[iii] Pierre Tévanian et Ismahane Chouder, Les filles voilées parlent, 2008.

26.09.16.

 

 

 

 

Le général Jacques de Bollardière. ‎16 décembre 1907-22 février 1986.

Il y a cinquante ans, le général Jacques de Bollardière condamnait la pratique de la torture

 

Il parle au général Massu :

 

 » Je lui demande ce que signifierait pour lui une victoire pour laquelle nous aurions touché le fond de la pire détresse, de la plus désespérante défaite, celle de l’homme qui renonce à être humain. « 

 

Jacques de Bollardière immortalisé par André Gazut.

 

https://youtu.be/RlyS8U_1bOs

 

 

Quel nom donner ?

À quelqu’un qui en 2016 écrit :

« les migrants viennent salir notre sang pur de blanc. »

?

Les réseaux sociaux utilisés en europe pour nous jeter les uns contre les autres

GROSSE MANIPULATION DE L OPINION!!!

 

Un buzz sur le viol de 30 secondes vient d’être lancé par la fourest Francesca machin!!!

A l’heure où les peuples aimeraient ressortir la guillotine;

Un travail de radicalisation est entrepris, les attentats n’ayant que peu marché, ainsi que les viols de Cologne, ils en remettent une couche.

Les puissants chient dans leurs frocs et mettent en branle la machine raciste afin de détourner notre colère sur nous-même.

Là, j’ai peur que ça marche.

Il suffit qu’éclate un ou deux lynchage de réfugiés pour que tout le monde s’y mette.

Les peuples sont à bout et les enfoirés le savent.

Tout est fait pour que nous nous en prenions les uns aux autres!!!

J’avais imaginé pas mal de choses mais un truc comme ça, non, faut être tordu pour même l’envisager.

Résistez au racisme et attrapons ensemble les vrais responsables.

Ceux qui ont décidé de vendre nos pays au financiarisme.

 

Putain, c’est con les militaires(mais ça, je le savais, mon père en était un)

Et l’autre qui me parle en m’expliquant que les gens de couleur ont une prédisposition à dire « oui, bouana »,

Je suis carrément choquée.

Quelle arrogance,

Ce mec à aucun moment ne pense qu’il aurait pu un jour être à la place de cette personne et obligée pour sa survie d’acquiescer.

Sale blanc.

 

 

 

 

 

 

Pause

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